Étiquette : Témoignage

Un week-end à Besançon à l’occasion du championnat de Badminton adapté

Cette année, Besançon a accueilli le championnat de France de Badminton adapté. Ce sont plus de 120 badistes, venus de toute la France, qui se sont affrontés en espérant devenir les nouveaux champions.

« Jeudi après-midi, nous sommes tous partis avec Guillaume pour le championnat de Para Badminton à Besançon, arrivée prévue à 21 heures. Vendredi matin, nous avons pris notre petit déjeuner après avoir dormi à l’hôtel IBIS, c’était bon et copieux. Après nous sommes partis pour le palais des sports afin de participer au championnat de France de Badminton. Samedi, nous avons petit-déjeuné et puis on s’est entraînés toute la journée, c’était très fatigant.

Nous avons assisté à une soirée de Gala, nous avons diné et dansé. Un sac nous a été remis, il y avait un pass d’accès au championnat, un gobelet, un tee-shirt, et un bracelet. Le dimanche matin, nous avons participé au championnat (Marie-Laure, Jessie, Ali, Jean-Baptiste et Steven). Les garçons ont gagné, Jean-Baptiste est champion de France en double, Steven est champion de France en individuel, Ali est deuxième en championnat de France individuel. Puis nous avons clôturé la fin de championnat de Badminton. »

Le groupe était de retour à Rouen, dimanche en fin de journée.

Nous sommes très heureux de notre week-end à Besançon durant lequel nous avons partagé de bons moments. Le sport contribue à l’inclusion des personnes accueillies par le CAJ et les résidents. Ce type d’évènement permet également de créer de nouveaux liens.

Le Pré de la Bataille développe un dispositif d’habitat inclusif

L’Association Le Pré de la Bataille s’engage dans un projet essentiel au développement du secteur du handicap : l’habitat inclusif. Ce dispositif est, avant tout, à destination de personnes résidant en logements ordinaires diffus au sein de la rive gauche de Rouen, secteur Saint-Sever et Jardin des Plantes.

La création de ce collectif, qui se rencontrera régulièrement, vise à développer une vie sociale et partagée par le biais d’activités, tout en étant inclus dans la Cité. Ainsi, le projet d’habitat inclusif fait émerger des partenariats avec les acteurs locaux.

L’idée est également de pouvoir monter en compétences dans la gestion de la vie en autonomie dans un logement ordinaire. Le Pré de la Bataille bénéficie d’un financement pour l’Aide à la Vie Partagée (AVP), obtenu suite à l’appel à projet de l’ARS et du Conseil Départemental 76.

Pour ce qui relève de la dynamique de groupe, les personnes prenant part à ce dispositif sont ainsi accompagnées par une professionnelle chargée de l’animation de la vie sociale et partagée. Parallèlement, les membres du collectif peuvent être accompagnés sur le plan individuel par le SAVS de l’Association.

Témoignage de Romain DE VRIESE, membre du collectif du dispositif d’habitat inclusif :

« L’habitat inclusif c’est un projet pour aider les personnes qui ont des difficultés, qui veulent se perfectionner et évoluer en collectif. Aujourd’hui, j’attends de visiter mon futur chez moi car j’habite encore au Foyer d’Hébergement. J’ai hâte de déménager ! Je suis accompagné par le SAVS pour l’organisation du déménagement, l’administratif, tout ce qui est individuel. Ça me rassure et le fait d’être en groupe aussi. »

Daniel, Jean-François, Damien, Romain et Lucien encadrés par Laetitia et Elisa

L’Humanitude au Foyer d’Accueil Médicalisé

Les professionnels du Foyer d’Accueil Médicalisé bénéficient de sessions de formation-action dispensées par l’Institut Gineste Marescotti sur la méthodologie Humanitude. Créé en 1979 par Rosette Marescotti et Yves Gineste, l’Institut intervient auprès de nombreuses structures sanitaires et médico-sociales afin d’agir sur un accompagnement bienveillant des usagers. Toute une philosophie est transmise au travers de ce temps de formation, d’échange et de partage d’expériences en plaçant le bien-être et le respect des personnes au cœur de la démarche.

Les professionnels de l’établissement, qu’ils soient aides-soignants, médecin ou éducateurs, ont apprécié ce moment qui permet de faire évoluer les pratiques et les visions de chacun. A titre d’exemple, les équipes ont apprécié la présentation de la capture sensorielle : une technique qui favorise la collaboration et diminue les réactions défensives.

« La formation permet d’atteindre une harmonisation des pratiques entre les différents profils qui interviennent dans l’accompagnement pour rassurer les résidents. Les intervenants insistent sur le fait de laisser la place au résident afin qu’il reste acteur de son accompagnement.

Il faut autonomiser au maximum, éviter de faire à la place de la personne mais l’accompagner, par exemple : favoriser la verticalité, les déplacements à pied quand c’est possible.

A long terme, la formation sera bénéfique dans l’accompagnement quotidien. Les professionnels appliquent de nouveaux gestes simples à réaliser mais qui contribuent à améliorer l’accompagnement. Toutes les équipes doivent être formées afin de partager les expériences aux professionnels arrivants pour garder la dynamique Humanitude. »

Ambre LAFFILLE, professionnelle du Foyer d’Accueil Médicalisé.

De nouvelles sessions auront lieu prochainement, l’objectif étant de diffuser ces méthodes et de les faire perdurer afin de poursuivre l’accompagnement des résidents.

Une sortie lumineuse pour les plus jeunes

Cette sortie s’est faite au Zoo de Thoiry « les lumières sauvages » avec les plus jeunes enfants de l’IME.

L’éducatrice témoigne :
« Nous sommes partis dans l’après-midi de l’IME pour une heure de trajet. Au bout de 10 minutes de route, Lena nous demande si nous sommes bientôt arrivés. Forcément cela fait sourire car le trajet risque de lui sembler long. Sa remarque est intéressante car elle renseigne sur son rapport à la temporalité.
Une fois sur place, les enfants ont eu le plaisir de faire le goûter dans le véhicule en observant la nuit tomber.

Nous avons bénéficié de la générosité d’une personne qui nous a offert une place pour les enfants ! Une personne très touchante.
Une fois qu’il faisait bien nuit, nous avons pu profiter du parcours illuminé. Dès les premiers pas, nous étions dans un autre univers : féérique, magique. On aura pu se croire dans les forêts colorées et fantastiques du film Avatar. D’ailleurs Serigne (qui éprouve des difficultés à exprimer ses émotions) a répété plusieurs fois «  WOUHAAAAA c’est beau ! ». Avec des étoiles plein les yeux, ils regardaient les différents animaux grandeur nature pour certains, animés pour d’autres.
Le plaisir des sens a pris le dessus sur le froid extérieur. Ce fut un temps de partage hors du temps compte-tenu de l’atmosphère et incroyablement « ordinaire » de par l’absence des troubles du comportement qui peuvent envahir certains enfants au quotidien.

Après avoir fait un pique nique dans le véhicule au chaud (tout en respectant les distances 😉 ) nous sommes repartis en direction de l’IME.
Les enfants se sont très certainement endormis sans problème à la maison, des souvenirs plein la tête, émerveillés de leur soirée. Et nous, professionnels sommes restés avec une satisfaction d’une mission accomplie et le cœur rempli de leurs beaux sourires » Alicia L.
Nous pouvons sentir dans ce témoignage que la professionnelle parle avec son cœur et l’on sent que ce moment a été très fort !!

DPO, une nouvelle fonction au sein de l’Association Le Pré de la Bataille

L’Association a entamé sa mise en conformité au Règlement Général sur la Protection des Données (RGPD) dès sa mise en application en 2018. Une équipe pilote multi-sites et multi professionnelle a été créée, accompagnée, dans un premier temps, d’un cabinet de consultants (Ressourcial) pour élaborer la feuille de route de mise en conformité de l’Association, laquelle reste encore aujourd’hui la boussole de l’équipe pilote.

Une des premières actions de l’Association a été de désigner une Déléguée à la Protection des Données ou Data Protection Officer (DPO).

Mais qu’est-ce qu’un/une DPO ?  

La notion de DPO a été consacrée par le RGPD qui en réglemente la désignation, les fonctions, les missions et la certification. Qualifié(e) de « chef d’orchestre » par la Commission Nationale Informatique et Libertés (CNIL), le/la DPO, est la personne chargée de mettre en œuvre la conformité au RGPD au sein de l’organisme qui l’a désignée s’agissant de l’ensemble des traitements* mis en œuvre par cet organisme.

*Un traitement de données relève de tout recueil, stockage et utilisation de données personnelles identifiantes ou permettant l’identification d’une personne : mail, tableau Excel, logiciel, registre papier, formulaire, compte-rendu, saisie internet, etc…

La certification n’est, à ce jour, pas obligatoire pour exercer les fonctions de délégué(e) à la protection des données. Il s’agit d’un mécanisme volontaire permettant aux personnes de justifier qu’elles répondent aux exigences de compétences et de savoir-faire du DPO prévues par le règlement.

Acteur-clé de la conformité au RGPD, le DPO doit en effet disposer de connaissances spécialisées du droit et des pratiques en matière de protection des données. Le certificat constitue un vecteur de confiance à la fois pour l’organisme faisant appel à ces personnes certifiées mais également pour ses clients, fournisseurs, salariés ou agents. La CNIL ne délivre pas elle-même de certification DPO mais les organismes certificateurs qu’elle a agréés. (Source : www.cnil.fr)

S’agissant de l’Association, c’est à présent chose faite !

L’Association a concrétisé son engagement fort en matière de protection des données. Après avoir été désignée DPO pour le compte de l’Association auprès de la CNIL en 2020 et avoir suivi une Formation à la fonction de délégué à la protection des données dans les organisations sociales et médico-sociales en 2021, Elodie MARC est à présent certifiée (n°DPO-00011) par l’organisme agréé CESI CERTIFICATION (Numéro d’agrément : 2020-048).

Voici son témoignage :

« L’expérience de la formation en petit groupe pluri-professionnel et le partage d’informations en découlant a été très enrichissant et m’a permis de constituer un réseau, très utile dans ce nouveau domaine qu’est la protection des données personnelles, de plus en plus présent dans notre quotidien personnel et professionnel. »

« L’obtention de la certification, bien que non obligatoire pour exercer les fonctions de DPO, reflète un engagement fort pour mettre en œuvre le RGPD de manière pertinente et au plus près des activités de l’Association. C’était un challenge en soi mais la suite est plus importante, adhérer au quotidien au principe de protection des données personnelles et de respect de la vie privée de toutes et tous en menant à bien nos missions premières d’accompagnement. »

« Nous y parviendrons ensemble avec la contribution de toutes et tous : professionnel(le)s, travailleurs, jeunes, familles, représentants légaux, mandataires, partenaires, fournisseurs, …! »

Pour toute question relevant de la protection des données personnelles, vous pouvez contacter Elodie MARC à l’adresse mail : dpo@lepredelabataille.fr ou par téléphone au 02.32.08.17.02

Témoignage d’un semi-marathonien, résidant du Foyer d’Hébergement

En septembre M. ACARD Miguel a participé au semi-marathon de Rouen. Voici son témoignage:

« J’ai participé au semi-marathon (21 km) de ROUEN. L’année dernière j’avais fait les 5 km.

Au début c’était compliqué, j’ai failli craquer et tout arrêter mais je me suis dit non je continue et j’ai réussi à aller jusqu’au bout (environs 2h30).

Pour certains c’est de la compétition, pour moi c’est le plaisir de courir. Je pense que je vais bien dormir ce soir. » 

Miguel

Témoignage du Dr Maud PARISET – médecin coordonnateur – sur la gestion de crise sanitaire liée à la COVID-19, au sein du Foyer d’Accueil Médicalisé et de l’Association.

Pouvez-vous nous faire un retour sur votre parcours professionnel, vos spécialités ?

Maud PARISET : Je suis diplômée de la Faculté de médecine de Rouen, en médecine générale. J’ai commencé par des remplacements en médecine libérale pendant un an et demi. Puis, j’ai travaillé au Centre Hospitalier du Rouvray en tant que Praticien Hospitalier de médecine polyvalente pendant 7 ans. Depuis mai 2018, je suis médecin coordonnateur au sein du Foyer d’Accueil Médicalisé (FAM) géré par l’Association.

D’un point de vue sanitaire quels ont été les moments les plus délicats au cours de cette crise ?

Maud PARISET : Au début de cette crise, face à un virus que l’on ne connaissait pas, il a fallu rapidement intégrer et renouveler les connaissances scientifiques le concernant. Les connaissances étaient en constante évolution ainsi que les doctrines gouvernementales, ce qui n’a pas facilité la communication auprès des professionnels et des résidents, même si nous la souhaitions la plus claire possible.

La première vague a été particulièrement difficile à affronter au sein du FAM. En effet, le virus a rapidement infecté professionnels et résidents, imposant un confinement en chambre de l’ensemble des résidents. Dans ce contexte déjà compliqué, il a fallu hospitaliser plusieurs résidents, en prendre en charge au sein du FAM, tout en continuant à réaliser le quotidien. En outre, l’équipe voyait son effectif se réduire compte-tenu de professionnels contaminés et ce malgré les efforts de la direction à mobiliser des renforts. J’ai réalisé des formations aux gestes barrières et à l’utilisation des Equipements de Protection Individuelle (EPI) (masque, surblouse) auprès des équipes du FAM, de façon répétée, après les transmissions. J’ai également été sollicitée ainsi que mes collègues infirmières pour former les équipes des autres établissements du Pôle Parcours Social, du siège social ainsi qu’au sein des Etablissements et Services d’Aide par le Travail (ESAT) pour les professionnels et les travailleurs.

Les autres vagues ont été un peu moins intenses grâce à une meilleure connaissance du virus, un accès « plus facile » aux EPI, ainsi que des dépistages massifs et des protocoles associatifs rapidement mis en place pour la gestion de cas positifs.

Par la suite, c’est la vaccination contre la COVID-19 qui a une nouvelle fois nécessité d’intégrer et de renouveler les connaissances médicales sur ce sujet. Et une fois encore une communication délicate à réaliser.

D’un point de vue humain quels ont été les moments forts qui vous ont marquée ?

Maud PARISET : Face à une crise sans précédent, ce qui m’a marqué c’est une mobilisation d’équipe sans précédent et ce à tous les niveaux.

Lors de la première vague, je me souviens d’une semaine en particulier où, à chacun de mes jours de présence, je devais transférer à l’hôpital un des résidents, voire plusieurs lors d’une même journée, car leur maintien au FAM n’était pas possible.

De façon positive, cette crise m’a permis de me déplacer dans d’autres structures, de rencontrer plusieurs professionnels de l’Association ainsi que de nombreux travailleurs.

Toute expérience fait grandir, pouvez-vous nous citer 2 ou 3 exemples qui vous ont fait évoluer/grandir ?

Maud PARISET : Lors de la seconde vague, la mise en place et la réalisation d’un dépistage massif au sein de l’ensemble des ESAT avec une coordination entre les différents établissements de l’Association ainsi qu’avec les laboratoires a été une expérience unique.

Les nouvelles connaissances sur ce virus ainsi que sur la vaccination ont nécessité la transmission de nombreuses informations. J’ai essayé de tendre vers une communication claire, adaptée et transparente autant que les connaissances scientifiques et les doctrines gouvernementales me le permettaient. La vaccination a suscité de nombreux débats. J’ai souhaité apporter des informations scientifiques permettant aux résidents et aux professionnels de choisir leur vaccination face à une médiatisation et des réseaux sociaux qui ne permettent pas toujours une communication claire.

L’Equipe Mobile Handicap, retour d’expérience de Marc DARRY – Educateur Spécialisé au sein du Pré de la Bataille

Depuis septembre 2020, l’Association Le Pré de la Bataille a mis à disposition un éducateur spécialisé au sein de l’Equipe Mobile Handicap (EMH) du Centre Hospitalier du Rouvray.

Un cours rappel du contexte :

Dans le cadre de la réflexion sur la construction du Plan Territorial de Santé Mentale 2018-2020, des tables rondes, organisées avec les structures médico-sociales situées sur le territoire d’action du Centre Hospitalier du Rouvray, ont mis en avant un certain nombre de constats :

  • Les structures médico-sociales manquent d’informations sur la prise en charge de publics en souffrance psychique.
  • Le Centre Hospitalier du Rouvray peine à mettre en place des projets de vie adaptés pour un grand nombre de patients en manque d’autonomie.

Aussi, un renforcement de la coordination des acteurs sanitaires et médico-sociaux devrait permettre de fluidifier les parcours de vie des personnes les plus vulnérables. Le public visé concerne les personnes adultes éligibles aux établissements médico-sociaux avec handicap psychique relevant de Foyers d’Accueil Médicalisés (FAM), Maisons d’Accueil Spécialisées (MAS), Foyers de Vie (FV) et Foyers d’Hébergement (FH) (hors Troubles du Spectre Autistique et personne relevant de la géronto-psychiatrie).

La création de l’Equipe Mobile Handicap Psychique a donc vocation de faciliter la mise en place d’un projet de vie adapté aux patients en grand manque d’autonomie et de soutenir les établissements médico-sociaux dans l’accueil de ces derniers.

L’EMH est pluridisciplinaire mais surtout représentative des deux domaines d’action : sanitaire et médico-social.  Ainsi, elle est composée d’un éducateur spécialisé issu du secteur médico-social, d’une médecin psychiatre coordonnatrice, d’un ergothérapeute, d’une neuropsychologue et de deux infirmiers.

Cinq grandes missions :

  • Accompagner les professionnels des structures médico-sociales avec hébergement dans la prise en charge des résidents / usagers,
  • Répondre de façon réactive aux sollicitations des professionnels des structures médico-sociales avec hébergement en cas de difficulté de prise en charge,
  • Fluidifier le parcours patient et améliorer le projet de vie et de soin du patient en renforçant le partenariat avec le secteur médico-social,
  • Assurer la préparation des patients à une sortie en structure médico-sociale avec hébergement,
  • Assurer l’intégration et l’organisation du suivi des patients en structure médico-sociale avec hébergement.

Marc DARRY, éducateur spécialisé au sein du Service d’Accompagnement à la Vie Sociale de l’Association Le Pré de la Bataille, nous fait un retour sur sa mise à disposition au sein de l’Equipe Mobile Handicap.

Pouvez-vous nous dire quelles sont les missions de l’équipe mobile handicap sur le territoire ?

L’EMH a été créée suite au constat d’un manque d’informations, de difficultés de communication et d’un besoin de coopération accrue entre les secteurs du sanitaire et du médico-social.

L’EMH est une équipe pluridisciplinaire représentative des deux domaines d’action : le sanitaire avec une médecin psychiatre coordonnatrice, un ergothérapeute, une neuropsychologue, deux infirmiers et le médico-social avec un éducateur spécialisé mis à disposition par une institution du secteur.

Les missions de l’EMH sont de :

  • Harmoniser les pratiques et soutenir les liens entre la psychiatrie et les établissements médico-sociaux sur le territoire couvert par le CH du Rouvray (département 76 sans Dieppe et Le Havre) :
    • Soutien aux équipes médico-sociales sur des questions en lien avec le handicap psychique,  
    • Informer et aider à la réflexion sur la prise en compte du handicap psychique,
    • Mettre en lien les équipes et le réseau de soin existant.
  • Favoriser un parcours de vie optimum des personnes en situation de handicap entre les unités d’hospitalisation et les lieux de vie :
    • Accompagnement de la personne de son établissement d’origine vers son établissement d’accueil,
    • Préparation à  l’accueil, accompagnement sur site jusqu’à l’inclusion de la personne dans la structure).
  • Participer à la Commission d’Orientation Médico-Sociale (instance en cours de réflexion et de création au sein du CHR).

Qu’est-ce qui vous a motivé pour vous lancer dans cette aventure et quelles sont les motivations qui vous poussent à continuer ?

Ce qui m’a motivé à me lancer, c’est de pouvoir répondre à un projet qui fait sens avec mon expérience professionnelle. Il y a une opportunité de faire changer les choses… d’aider les uns et les autres à mieux se connaitre pour mieux se comprendre. Aujourd’hui, je suis motivé à continuer d’une part, car ce projet est en cours de réalisation. Nous avons défini des actions, créer des outils, développer le réseau mais il nous faut maintenant le consolider et  instaurer un lien de confiance. Nous sommes dans une phase charnière de l’activité où nous devons inscrire l’action dans une démarche de prévention et non uniquement dans de la réaction. C’est pourquoi arrêter ou passer le relai à présent me semble inopportun. D’autre part, personnellement, j’ai beaucoup de choses à apprendre et c’est un enrichissement.

Après un retour succinct sur votre parcours professionnel, que pensez-vous apporter à cette équipe et qu’est-ce que l’équipe vous apporte ? 

J’ai travaillé en tant qu’éducateur dans différents champ du secteur social (la protection de l’enfance, l’insertion et le domaine du handicap ) en CHRS, en service d’accompagnement jeune majeur, en service d’écoutant téléphonique dans le cadre de la prévention du suicide, en Foyer en ITEP, au Foyer d’Hébergement du Pré de la Bataille, au Service d’Accueil Familial (social) puis au Service d’Accompagnement à la Vie Sociale.

Au niveau de l’équipe , j’apporte ma culture du médico-social et mes connaissances sur le réseau et le fonctionnement des établissements médico-sociaux ainsi que mon expérience dans différents domaines du champs d’intervention du médico-social. J’amène également mes représentations (certes restreintes et parfois erronées) du champs du sanitaire…

L’équipe m’apporte au cours de nos nombreux échanges : la réalité de divers professionnels du sanitaire avec leurs missions et leurs compétences. Mais aussi, l’équipe m’aide dans la compréhension des pathologies, du vocabulaire, mais surtout l’équipe m’enrichit dans la compréhension de la culture du sanitaire et de l’hôpital et dans la compréhension d’une approche différente de la prise en charge de la personne avec une intervention fondée sur l’évaluation et le diagnostic… L’équipe est rattachée au service de réadaptation et de réhabilitation psychosociale et intervient sur l’ensemble du CHR ce qui favorise la rencontre avec de nombreux professionnels et la découverte d’autres services et unités d’hospitalisation.

Pouvez-vous nous exposer un ou deux exemples d’expérience vécues cette année qui montrent la pertinence de la mise en place de cette équipe ?

Nous sommes intervenus à la demande d’une équipe d’un foyer sur une situation qui posait des difficultés dans la prise en charge du quotidien. L’équipe s’interrogeait sur le comportement d’un résident qui s’isolait du groupe ou qui le perturbait par des comportements inadaptés, par le non respect des règles de vie collectives parfois et des actes de violence… Il n’y avait pas toujours une adhésion au discours éducatif…Par ailleurs, ce monsieur était connu du CHR mais en rupture de suivi.

L’EMH est intervenue auprès de l’équipe. Au cours des échanges avec les professionnels, il est apparu un besoin d’information sur les symptômes et l’expression de la pathologie : notamment sur une altération des interactions sociales, un manque d’initiation des activités, un besoin de calme, des compétences qui ne sont pas homogènes dans les différents domaines ce qui explique qu’une personne est en capacité de faire des choses mais si on ne l’accompagne pas elle ne les fera pas… mais difficulté supplémentaire ces capacités sont variables en fonction de l’état de santé de la personne…

D’autre part, nous avons contacté le CMP avec le foyer afin de fluidifier la communication et de faire circuler les informations. Des actions ont été mises en place au CMP et des réunions entre les professionnels ont permis de coordonner la prise en charge.

Nous restons en contact régulier avec l’équipe du foyer ce qui a permis d’accompagner certains réajustements et de répondre à certaines interrogations. Mais aussi d’assurer une veille s’il y avait des besoins de relancer la communication ou de réorienter vers les services ressources du secteur.

Dans une autre situation,  nous avons été interpellés pour soutenir l’accueil d’une jeune femme dans un établissement.

En effet, elle était en appartement autonome accompagnée par un SAVS et suivie dans un CMP. Elle était hospitalisée assez fréquemment et elle ne pouvait plus rester seule en appartement, aussi un foyer était recherché. Après de nombreux accueils temporaires dans plusieurs établissements, un projet d’accueil était envisageable dans un foyer. Nous sommes intervenus lors de l’accueil temporaire pour faciliter l’admission et l’intégration dans l’établissement.

Nous avons rencontré l’équipe du foyer d’accueil, fait remonter les besoins d’informations du foyer et réassuré sur les organisations de suivi et de procédure du CHR. Inversement, nous avons redonné des informations sur les freins identifiés pouvant mettre en difficulté l’accueil. Nous restons en contact régulier avec les différents intervenants (téléphone, mails  et rencontres dans l’établissement).

Cela a permis de soutenir le projet d’accueil de cette personne et de répondre à ses besoins et de fluidifier ainsi le parcours patient.

L’IME, une étape, un passage vers la construction de son projet professionnel !

Elodie et Alice témoignent :

Alice: « Je m’appelle Alice et, dans le cadre d’une reconversion professionnelle, j’ai eu la chance de réaliser un stage d’observation au sein de l‘IME Max Brière en juin dernier. L’objectif était de découvrir les différents métiers de l’accompagnement des enfants et des jeunes pour affiner mon nouveau projet d’orientation. Et rien de tel qu’un stage « sur le terrain » en partageant le quotidien des professionnels pour en avoir une vision plus concrète et pourquoi pas, éveiller une vocation ! »

Elodie: « Je m’appelle Elodie, et j’ai évolué à l’IME durant 7 années. Je suis donc passée par l’IME pour construire mon projet de vie. L’objectif pour moi à l’IME était de pouvoir travailler avec des éducateurs, des enseignants pour préparer ma vie d’adulte ».

Alice : « Venant du secteur du tourisme, ce stage fut pour moi une expérience passionnante car la découverte était totale. Une expérience également réussie car je me suis rapidement sentie à l’aise grâce à l’accueil de toute l’équipe, des enfants et des jeunes ».

Elodie : « Après un parcours scolaire en milieu ordinaire, j’ai eu besoin de plus d’aide et mes parents ont trouvé les professionnels de l’IME. J’ai commencé à penser à mon futur travail sur la section de Carol, l’éducatrice à la SIPFP (section d’initiation et de première formation professionnelle) avec qui j’ai découvert beaucoup de choses ».

Ce qu’elles ont pu toutes deux découvrir à l’IME :

Alice: « Avec toutes les personnes de l’IME, j’ai pu découvrir le déroulement de séances de psychomotricité en salle mais aussi en forêt. J’ai observé le travail éducatif des équipes encadrantes qui s’adaptent aux besoins de chaque enfant. Je suis également retournée sur les bancs de l’école puis du collège en accompagnant les deux unités d’enseignement externalisées (UEE) qui favorisent l’inclusion. Avec les jeunes, il a été davantage question d’orientation et de projets professionnels. Nous avons pu échanger sur les stages et nos différentes expériences. Sans oublier que j’ai pu assister au sport et notamment à une séance endiablée de zumba mais aussi à un atelier théâtre animé par une art-thérapeute en formation qui nous a fait travailler sur les émotions. Sur le versant de la valorisation de toutes ces compétences émergentes, j’ai pu assister à la remise des médailles de la RAE à l’ESAT de Saint-Pierre-Lès-Elbeuf où j’ai rencontré Elodie ».

Elodie : « Sur l’IME, j’ai pu découvrir beaucoup de choses en participant à tout ce qui était proposé par les éducateurs. Doucement, j’ai aussi pu voir que je pouvais gagner de la confiance en moi et que je pourrais réussir à progresser malgré mes difficultés. Sur la SIPFP avec Carol, j’ai pu faire plusieurs activités au sein de l’atelier. même si parfois je n’aimais pas trop, je pouvais travailler certaines choses et devenir une adulte qui peut travailler. Avec Carol, j’ai fait de l’informatique, de la couture, du repassage, du ménage. Je continuais aussi à avoir du scolaire tous les matins avec Séverine, l’enseignante. J’ai, par exemple, appris à lire un plan pour prendre le bus et même si j’ai du faire beaucoup d’essais pour rassurer ma famille, j’étais très fière le jour où j’ai pu me déplacer seule ».

Ce qu’elles retiennent de ce passage :

Alice : « Ce fut un stage pour le moins diversifié qui témoigne du quotidien à l’IME où la routine n’existe pas. C’est d’ailleurs un aspect qui m’a beaucoup plu. J’ai découvert des métiers tout aussi exigeants que passionnants, avec du sens et une forte utilité. Je remercie donc les enfants, les jeunes et toute l’équipe pour m’avoir ouvert les portes de l’IME. C’est une expérience que je ne suis pas prête d’oublier «  !

Elodie : « L’IME m’a permis de savoir que même si on ne sait pas, on peut apprendre, que parfois, on a un peu peur mais il faut essayer. Les dernières années avec Carol, je faisais la Démarche d’Alternance Intégrative (DAI) sur les ESAT du Pré de la Bataille pour découvrir des métiers et comment être un professionnel. Je me suis ensuite inscrite à la démarche de la RAE, la Reconnaissance des Acquis de l’Expérience en Maintenance et Hygiène des Locaux (MHL). C’était du travail mais j’y suis arrivée. C’est pour cela que j’ai une médaille aujourd’hui. En plus des différentes techniques de travail, ce que je retiens c’est les sorties et ce qu’on a la chance de voir. Un de mes meilleurs souvenirs sera le séjour en Bretagne où nous sommes allés nettoyer les plages avec une association mais on a vu la mer aussi et fait du bateau avec les sauveteurs. Ca aussi ça compte quand on grandit, je le garde en mémoire et dans mon album photo de départ de l’IME. J’ai quitté l’IME et je suis maintenant en poste à l’ESAT. Je suis très contente de mon parcours et je sais que je vais encore apprendre des choses ».

Point commun de leur passage à l’IME :

La richesse des moments vécus, une confiance en soi, leur parcours à venir et enfin des compétences acquises à la sortie.

Merci à toutes les deux pour leur touchant témoignage.

Des jeunes de la SEAP en voyage 🚐 !

Partir vivre une aventure avec ses camarades; quitter pour un petit temps le domicile parental ; découvrir de nouveaux horizons ; partager d’autres moments avec les éducatrices ; laisser le collectif de l’IME quelques temps … Toutes les raisons étaient bonnes pour s’autoriser cette escapade dans ce beau gîte tout en étant bien accompagné.

Les expériences vécues :

Un point commun entre tous : les sourires 😀 encore et encore très largement partagés entre les participants.

Valentin a découvert un nouveau terrain de jeu de foot, tant dans les grands espaces du jardin que dans le gîte. Pas question de se reposer, l’essentiel était de prendre du plaisir, de pouvoir faire courir son partenaire de jeu. Un plaisir de Valentin : la dégustation matinale de la fameuse pâte à tartiner de Chantal.

🎧 Marie, quant à elle, a particulièrement apprécié le calme des lieux, le confort douillet de son lit, des fauteuils. Toutefois, la cuisine ouverte dans laquelle elle a pu cuisiner avec Anne était aussi un point fort.

🙋‍♀️ Pour Justine, grande première d’une soirée hors de son domicile. Son visage parlait de lui même, elle était rayonnante. Petites attentions des professionnelles pour son confort, sa coquetterie et tout ceci rythmé de musiques sympas et entrainantes. Que de la joie pour Justine.

🎤 Ryme, toujours très joyeuse, elle était particulièrement détendue. Ravie de pouvoir initier les camarades à ses plaisirs musicaux, elle a partagé sa bonne humeur durant ces quelques jours.

🏃‍♀ Lola, contente de pouvoir se déplacer à son gré dans ces grands espaces, a profité du moindre instant pour « chiper » tout objet qu’elle prend plaisir à faire tourner. Au fil des jours, Lola a découvert, grâce à l’adaptation de son environnement par les professionnelles, les bienfaits d’une nuit de repos dans son lit. Petite mention particulière pour Lola pour la balançoire et la pâte à tartiner de Chantal.

Les jeunes s’accordent tous pour féliciter la douceur des professionnelles et leurs talents en cuisine. Ce séjour fut un régal.

Par conséquent, Merci à Isabelle, Chantal, Anne et Estelle pour cette belle initiative.

« Dites Mesdames, quand est-ce qu’on repart? »😁

  • 1
  • 2

© Le Pré de la Bataille. Tous droits réservés.
Développé par Komboo.